Charge de morbidité imputable à l’environnement
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L’environnement est un important déterminant
de la santé de la population, que l’OMS (2006) a défini
comme l’ensemble des « facteurs physiques, chimiques
et biologiques exogènes et tous les facteurs connexes influant
sur les comportements ». La charge de morbidité imputable à l’environnement
est une mesure de la proportion du fardeau de la maladie humaine,
qui peut être attribuée à des causes environnementales;
cette mesure peut donc servir à évaluer l’incidence
de l’environnement sur la santé des populations, en
estimant la fraction du fardeau de la maladie imputable aux différentes
causes environnementales. D’autres indicateurs du risque, comme
le nombre d’années-personnes de vies perdues ou la diminution
de l’espérance de vie imputables à des causes
environnementales, peuvent aussi servir à décrire la
charge de morbidité d’origine |
environnementale,qui peut ensuite être
utile pour établir les priorités en matière de gestion des
risques environnementaux pour la santé. De façon plus générale,
l’évaluation de la charge de morbidité due à l’environnement
jette des bases permettant : (1) de suivre les progrès réalisés
en vue d’améliorer la salubrité de l’environnement;
(2) de déterminer les populations et les sous-groupes potentiellement
vulnérables; (3) de faire une évaluation économique des
effets de l’environnement sur les populations et (4) d’élaborer
des politiques et des stratégies pour combattre les risques liés à la
salubrité de l’environnement.
Exemples d’estimations de la charge mondiale de morbidité
- Selon l’OMS (2006), la charge de morbidité imputable à l’environnement
serait de 25 % à l’échelle mondiale et, selon des
estimations provisoires, elle serait de 13 % au Canada (ce pourcentage
inférieur à l’estimation mondiale s’explique du fait
que le taux de mortalité due aux maladies transmissibles et aux lésions
est plus élevé dans les pays en développement).
- On estime par ailleurs que la pollution atmosphérique (PM10)
serait responsable de 4 % des maladies cardiorespiratoires, 5 % des
cas de cancer du poumon, 1 % des infections respiratoires aiguës
chez les enfants et 1 % de la mortalité globale (Cohen et al.,
2004).
- Au Mexique, la pollution de l’air intérieur et extérieur
réduirait l’espérance de vie de deux mois.
- Le radon à l’intérieur des résidences serait
responsable de 10 % des cas de cancer du poumon chez les humains, et la
majeure partie des décès imputables au cancer du poumon dû au
radon résulteraient d’expositions inférieures à 100 Bq/m3.
- Au moins 60 % de tous les décès dus au cancer seraient
associés au tabagisme.
- Parmi les autres causes possibles de cancer, mentionnons les infections,
(2-5 %), l’obésité (4-10 %) et le régime
alimentaire (4-30 %), ces pourcentages variant selon la consommation
de tabac (Peto, 2001).
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